Dans cet ouvrage de 186 pages, je vous propose une soixantaine de chroniques traitant de l'air du temps, sous une forme qui peut être sérieuse, drôle, décalée ou même loufoque. J'espère vous emmener à ma suite, au gré de mes surprises, mes coups de coeur, mais aussi de mes agacements et de mes énervements, pour débusquer les contradictions de notre société, ses futilités, ses mesquineries. Rassurez-vous, je ne veux en aucun cas me poser en guide car le premier, je me prends les pieds dans mon propre tapis.
Ce livre est agrémenté d'illustrations dues au talent d'un infographiste, illustrateur : Lilian Huard. Vous en avez un exemple sous les yeux. Pour visionner toutes les illustrations, cliquez ici .

J'ai eu le plaisir d'avoir des articles dans plusieurs journaux et de très sympathiques critiques.
Interview france bleu
Bon vagabondage.
Il est possible de le commander à mon domicile. Envoi sur toute la France, franco de port.
Les chroniques :
Voici l'ensemble des thèmes traités dans cet ouvrage. Pour certains, vous trouverez un lien qui vous conduira vers de très courts extraits de ces textes.
Introduction
La lettre N
Privé de Jack Daniel’s
Le lundi de Pentecôte
Baisse le son
Mon médecin traitant
à mort les séniors, vivent les vieux
Génération « désorthographiée »
Une démarche citoyenne
Il n’a jamais eu de pot
J’en ai ras le bol
La fête des amoureux
Plaidoyer pour l’ennui
Coup de sans
Le silence
Ça l’affiche mal
Malentendu
Il n’y a plus de saisons
Du vent dans les voiles
Encore des mots, toujours des mots
Les mots doux
Les gros mots
La beauté intérieure
La chimie de l’Amour ou l’alchimie
Cueille la vie
Il n’y a pas de sots métiers
Mou de la fesse
Tous pourris
Le sport en fauteuil
La RTT et le VTT
Soigner son image
Ça ne me ressemble pas
Après quoi courez-vous ?
Cachez ce nombril que je ne saurais voir
Où sont passées les vaches folles ?
Désorientés ? Un petit coup de GPS
Marabout, bout d’ficelle
Une concession perpétuelle
Amnésie nationale ?
Mince alors !
Je suis vacciné
Les idées reçues
Darwin, reviens ! ils sont devenus fous !
Etre mal dans sa peau
La pièce rapportée
Mettre ou pas son drapeau dans sa poche
Tout travail mérite salaire
C’est récurrent
Bas les masques
Un bruit qui court
Jeter un œil
Le vague à l’âme
On vit dans un monde de sauvages
Insondable !
Le retour aux sources
Les forces vives
Il n’y a point de pires sourds
Le tri sélectif
Les petits chefs
L’occupation de l’espace
Le voyage organisé
La majorité silencieuse
L’air du temps
Nouvelle policière
Quelques pensées en vrac
Table
Introduction
Ces mots essaient de traduire mes petits plaisirs, mes clins d'œil, mes agacements, mes énervements, mes lubies peut-être, mes colères parfois ! Un zeste de mauvaise foi n’est pas absent de ces instants de gourmandise scripturale. Si un psychiatre se penche sur mon cas, j’espère qu’il ne parlera pas d’obsession, étant donné les efforts que je fournis pour contrôler mon surmoi.
La lettre N
Décidément il doit disparaître, ce N symbole du nationalisme exacerbé, de néant sans espoir, de nihilisme destructeur, de nucléaire de la bombe, de négriers de l’esclavage, de nazisme et de ses sinistres sbires, de la négation de l’autre, de nos névroses, de nos naufrages successifs. Pourquoi tant de N ?
Privé de Jack Daniel's
Ceux qui connaissent mon aversion, (encore une), pour l’armée et ses gradés porteurs de ficelles, vont être surpris par l’hommage que je rends à la grande muette. Malgré mon anti-militarisme primaire, je dois reconnaître que c’est à l’armée que j’ai découvert ce sublime nectar mordoré qui enchante depuis mes papilles : le whisky. Pour cela, je lui garde une reconnaissance toute relative cependant. Attention, il s’agit d’un plaisir esthétique presque métaphysique, véritable communion fraternelle dès lors que nous sommes plusieurs autour de la dive bouteille. Il n’est pas question d’un biberonnage solitaire, ce serait indigne. Cette jouissance pour être complète, se doit d’être modérée et suffisamment rare pour susciter le désir.
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Baisse le son
L’exemple le plus fameux est sans conteste Céline, la reine des paillettes, celles de ses spectacles de Las Vegas ou celles plus ou moins refroidies mais néanmoins actives de son mentor. Quand elle chante à tue-tête, je la sens épouvantée, en danger, les yeux révulsés, la bouche ouverte plus qu’il n’est raisonnable, la glotte déployée, la veine palpitante, presque au bord de l’apoplexie comme si elle vivait un film d’horreur en tant qu’actrice principale. Puis soudain, tout se calme, un sourire, pas la moindre goutte de sueur au front, aucune mèche rebelle : l’ouragan est passé, la chanson est terminée, la bombe glacée est désamorcée !
Mon médecin traitant
Et oui comme tout le monde j’ai un médecin traitant. Quel terme horrible ; pourquoi ne serait-il pas plutôt bien traitant, rechapant le moindre patient usé jusqu’à la corde ? Et s’il était maltraitant, tailleur patenté de costumes en sapin ? Quand je lui confie mon corps tordu pour qu’il le redresse avec le zèle d’un inspecteur des impôts introverti courant après sa prime, peut-être est-ce le cas ? Je ne le sais pourtant pas adepte d’un certain divin marquis.
A mort les séniors, vivent les vieux
Le vieux qui se croit jeune n’est pas si éloigné que ça du fou qui se croit immortel. Cette maxime d’un vieux sage antique se vérifie de jour en jour. Quoi de plus ridicule que ces mamies pomponnées, superoxydées et « minijupées », se tortillant sur des talons interminables ou leurs pendants masculins (de moins en moins pendant, merci le viagra) s’escrimant à rentrer leur brioche et à se teindre le moindre cheveu blanc.
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Génération « désorthographiée »
Il faut entrer dans la culture, dans le plaisir du mot bien choisi. Sous les auspices de nombreux auteurs passés depuis par l’hospice, je vous emmène pour une balade en écoutant une ballade de Villon que tout élève sensé est censé connaître. Certains me diront : « tu me la bailles belle », en bayant aux corneilles, quitte à me faire bâiller. Je défie le plus intelligent des correcteurs orthographiques de s’y retrouver. Vous le voyez bien au-delà du mot écrit, il y a du sens et du plaisir.
Les vaches folles
Si je voulais rester léger, encore faudrait-il que j’en eusse le pouvoir, je ferais muter, tel un nouveau docteur Mabuse, les gènes du dicton « Plus on est de fous, plus on rit » vers « Plus on a de vaches folles, plus on a de vaches qui rient ». Ce n’est pas parce qu’il s’agit d’un sujet sérieux, qu’il faut en faire tout un fromage.
Le vague à l'âme
Comment mieux traduire cet équilibre instable entre ce que nous désirons sans trop l’espérer, sinon le désir ne serait plus, et notre quotidien rempli de tant de vides, (ne critiquez pas ce nouvel oxymore, je l’aime bien !). On se sent vulnérable avec délectation, mais attention, il n’est pas question de tomber du mauvais côté, de s’enfoncer dans des sentiers dangereux qui nous conduisent directement sur les divans des disciples de Freud que je vous déconseille totalement. Ce « vague à l’âme » ne doit pas faire trop de vagues dans notre vie, il doit plutôt être un excitant pour nous relancer dans l’action.
Il faut lui conserver ce petit côté paresse, de légère, très légère détresse mais qu’on s’empresse, non sans ivresse, de laisser derrière soi
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Le voyage organisé
Après un bref arrêt café-toilettes, la culture montre furtivement son nez, avec la visite de la cathédrale. C’est une véritable procession qui se met en marche, escaladant une pente déraisonnable au gré de beaucoup. On ne peut parler de course de vitesse. En tête, la gente trotte-menue des femmes seules, avec en première ligne une institutrice retraitée qui essaiera vainement de faire partager son savoir à des voisines très peu réceptives. En deuxième ligne, les femmes mariées que leurs époux suivent en maugréant, les mains derrière le dos pour marquer une mauvaise humeur digne de mécréants. Un veuf de fraîche date, hésite entre ces groupes, peut-être sera-t-il bientôt temps de se remettre en chasse. Pendant que le groupe pénètre dans les saints lieux, deux vieux agnostiques s’installent à la terrasse d’un bistrot pour siffler un verre de blanc, meilleur que le vin de messe soutient l’un d’eux qui n’y a pourtant jamais goûté.
L'air du temps
Tout au long de cette pérégrination, je vous ai proposé de humer l’air du temps avec tout ce qu’il a de futile, de versatile, d’infantile souvent, de subtil parfois, n’est-il pas ? Se laisser griser par cet air quand on fréquente les cimes, décoller sous son souffle, rien de plus agréable en effet. Je vous conseille un peu plus de prudence dès lors qu’il s’agit de se laisser porter, paresseusement, par l’air du temps. Une des propriétés du temps est de filer entre les doigts et je n’ai pas de remèdes ni de rustines à vous proposer pour en stopper la fuite inéluctable. L’air lui-même est impalpable, insaisissable, et son association avec le temps ne fait qu’ajouter à ce sentiment de transparence, d’immatérialité et d’impuissance.
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Quelques pensées
Certains islamistes devraient consommer du thé contenant moins d’antioxydants.
Je préfère la faiblesse de Lucie à la force d’Inertie.
Un désespéré hésitant, finit par accrocher sa corde à un noyer.
Montaigne n’a jamais réussi dans la vie, il n’a pu dépasser la période d’essai.
Pour jeter la première pierre, il faut être particulièrement adroit.
Darty rembourse-t-il l’indifférence ?
De la bru à la berlue, il n’y a que trois pas qu’un fils ne se hâte pas de franchir.
Il n’est pas de beauté intérieure qu’un scalpel ne puisse découvrir.
Van Gogh manquait d’oreille pour être un parfait musicien.
Paris Plage fait beaucoup de vagues.
Mes beaux-parents étaient sourds, pourtant ils s’entendaient bien.
Bien qu’il ait pris de mauvaises mesures, le ministre s’est payé une belle veste.
Les faux culs sont-ils admis chez les nudistes ?
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